Quand il n'y aura plus que des Hommes sur Terre, forcément il n'y aura plus d'éléphants, de tigres, de loups ni de pandas... Plus d'abeilles non plus, et donc plus de fleurs ni d'oiseaux... plus de forêts ni d'hameaux...
Il n'y aura plus que des cimetières humains, plein de ferrailles et de voitures brisées, plus que des villes, des immeubles et pleins de bidonvilles...
Et dans les mêmes proportions, au train où tout le monde écrit, il n'y aura plus bientôt que des auteurs, et plus personne pour les lire non plus : à quoi serviront-ils ?
À quoi certes pourra bien servir l'humain, sans l'équilibre entre l'actif et le passif et sans plus de Nature ?
À rien...
Tout seul, sans berceau ni énergie de vie, il s'évanouira dans l'espace et plus rien pour se souvenir de lui...
Il disparaîtra indubitablement dans le néant.
Parce qu'une chose est absolument sûre en ce monde : on ne peut impunément ignorer le seul actif indispensable à cette Terre... la Nature. L'Homme n'est pas indispensable à la Nature mais la Nature est indipensable à l'Homme.
La nature est notre énergie de vie : sans l'énergie de la première, la seconde ne peut exister non plus.
Un jour ou l'autre, pourtant, la Nature reprendra le dessus pour une nouvelle Évolution, un nouveau cycle de quelques millénaires ; elle ne recréera seulement plus d'êtres humains, du moins, pas tels qu'ils se présentent aujourd'hui, tout simplement parce que la nature a une mémoire et une intelligence : l'Évolution elle-même en est une.